Une municipalité PS, Verts, Front de gauche qui a oublié d’être « sociale »

Publié le par NPA REIMS

 

Il y a des symboles qui en disent plus long que d’autres. 

 

La municipalité PS, Verts, Front de gauche (*) vient d’annoncer la suppression de la gratuité pour les étudiants de l’abonnement aux médiathèques municipales. Ce sont les classes populaires auxquelles appartiennent majoritairement les 21 000 étudiants rémois qui sont ainsi frappées. Combien ne pourront plus emprunter de livres dans les médiathèques rémoises ? Combien verront leurs conditions d’études ainsi se dégrader ?

 

Au même moment, à 48 heures de la journée contre la violence faite  aux femmes, les rémois ont appris que la municipalité avait décidé de supprimer  4 des 15 emplois du Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS), les Primevères à Croix – Rouge.

25% des effectifs sont rayés de la carte, dont 3 postes de contractuels et le poste de directeur. Cette décision hypothèque l’avenir de cette structure dont la mission 1ère est d’aider des femmes seules ou avec enfants à sortir de la violence conjugale.

 

L’argument financier ne saurait justifier la fermeture programmée du CHRS au motif d’un déficit de 25 000 € prévisible pour 2012.

 

Au nom de cette somme ridicule, la municipalité PS, Verts, Front de gauche s’en prend donc aux salariées du CHRS, aux femmes et à leurs enfants, victimes de violences familiales.

 

C’est une nouvelle fois, l’élu aux Solidarité qui sévit alors que tout les 2 jours une femme meurt en France sous les coups de son conjoints. Cette attaque de la part de la mairie s’inscrit dans un contexte de crise où les femmes subissent des reculs importants pour leurs droits avec la fermeture des centres IVG et un certain retour à l’ordre moral comme en témoigne la remontée des groupes anti-avortement.

 

En octobre dernier, il avait déjà demandé l’expulsion de gens de voyages (chassés de leur terrain par la violence d’individus demeurés anonymes) et surtout obtenu la coupure de l’électricité  et de l’eau à ces familles comprenant des enfants en bas âge.

 

A peu près au même moment, il s’était envolé (pas bon pour le bilan carbone) en tant que Vice président de Reims Métropole en direction du Burkina Faso pour y améliorer l’accès à l’eau des populations locales. Si cette opération de coopération internationale décentralisée est légitime, l’élu en question n’en est donc pas à une contradiction près. Quelle serait la réaction de ses interlocuteurs burkinabais en apprenant que celui-ci a fait couper l’eau à 14 familles rémoises ?  Autre contradiction, celle qui réside dans le porteur de l’opération. Il s’agit du « Centre International d’Etudes pour le Développement Local ».

 

Le CIEDEL, ce n’est pas n’importe qui ou n’importe quoi. C’est un organisme qui a été créé par l’Université catholique de Lyon. Bonjour la laïcité. Mais après tout, la ville de Reims a bien conclu un accord avec la direction interdiocésaine. Que dire du 800ème anniversaire de la cathédrale ? Quant au CIEDEL, l’un de ses fondateurs, Bernard Husson, dans une interview pour Millénaire 3, il rattache cette structure aux courants du catholicisme social, des jésuites et des Pères blancs. Or, ces derniers furent l’un des vecteurs de l’idéologie colonialiste au nom de la mission civilisatrice du catholicisme.  Malgré ces faits, Reims Métropole a donc décidé, le 12 septembre 2011, d’accorder  900 000 € au projet dont 260 000 € sur ses fonds propres.

 

* Le front de gauche comprend: le PCF, le PG, la Gauche Unitaire, République et Socialisme, Convergence et Alternative, la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologiste et même le Parti Communiste Ouvrier de France (anciennement pro-albanais !). En conseil municipal (par exemple celui du 24 octobre 2011), un élu est intervenu en se présentant comme élu Front de gauche. Cet élu appartient à la majorité municipale. Des élus membres d'une formation politique appartenant au Front de gauche participe à l'exécutif municipal.

Publié dans Vie locale

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