Dans la zone Euro, la crise prend une forme particulière

Publié le par NPA REIMS

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Les plans d’aout, puis d’octobre 2011 marquent une nouvelle étapedans la dictature exercée par la Troïka (BCE, FMI, CommissionEuropéenne) mandatée par les marchés financiers.

 

Après lecontrôle exercé sur les budgets des Etats, c’est la surveillancedirecte, les diktats sur les moindres détails des plans d’austéritéà imposer aux populations, jusqu’à la question à poser pourl’éphémère proposition de référendum, et enfin la compositiondu gouvernement en Grèce et en Italie.

 

Devant l’accélération de la crise, les mesures de régression socialed’une ampleur jusqu’ici inconnue s’accompagnent del’amplification de la dimension antidémocratique, autoritaire despolitiques. Les rapports de domination quasi « coloniale »exercés par les  institutions européennes ne peuvent que provoquerle rejet des « solutions européennes », et favoriser lamontée des nationalismes et des populismes d’extrême droite.

 


Pourtant les résistances sociales continuent au milieu des difficultés.L’ampleur et la détermination de la mobilisation du peuple grec apesé pour la première fois sur le cours des évènements,provoquant la crise politique et conduisant Papandréou à faire uneproposition de référendum, une tentative pour le moins hasardeusede la contenir sur un terrain institutionnel mais pouvant débouchersur un « Non » aggravant un peu plus les effets de cettecrise. Les marchés financiers ne s’y sont pas trompés et se sontdressé vent debout contre tout ce qui d’une manière ou d’uneautre pourrait donner lieu à l’expression populaire.

 


Au plan politique, les orientations d’union nationale gagnent duterrain partout en Europe. Des gouvernements de ce type, dirigés pardes hommes-liges des marchés financiers ont été mis en place enGrèce et en Italie, sous la pression de la Troïka (UE, BCE, FMI) etdu directoire franco-allemand de l’UE. Il s’agit d’affirmerqu’il n’y a pas d’alternative, en continuant à  impliquer laSocial-démocratie qui n’a pas d’autre solution que d’être enpremière ligne pour imposer les politiques d’austérité. Faitinédit des partis d’extrême-droite participent (Grèce) ousoutiennent (Italie) ces gouvernement dont l’objectif est de faireappliquer les plans de l’Union Européenne destinés à sauverl’euro.

 


Dan scette situation de crise des institutions européennes et de rivalitécroissante entre les bourgeoisies, l’avenir de l’Euro est posé.Pour nous l’Euro n’est pas un fétiche intouchable. Si laprotection de mesures prises dans le sens de l’intérêt destravailleurs l’imposait, la sortie de l’Euro pourrait êtreenvisagée. Mais aujourd’hui, une sortie de l’Euro avec dans lafoulée un cycle de dévaluations successives dans une logique deguerre commerciale, ne ferait qu’aggraver la crise. Et surtout, unetelle proposition déplacerait le terrain du conflit del’affrontement de classe à l’affrontement sur le terrain dunationalisme, état contre état.

 

A l’inverse nous devons continuer de défendre la construction de lariposte de la jeunesse et des classes populaires à l’échelle del’Europe défendant une harmonisation sociale et fiscale vers lehaut, la rupture avec l’ensemble des traités qui ont présidé laconstruction de l’Europe capitaliste, des réponses écologiques àl’échelle européenne dans tous les domaines, énergie, transports…  Nous défendons la perspective d’une Europe destravailleurs, une réorganisation de toute l’économie à l’échellede l’Europe dans le sens des intérêts de l’immense majorité dela population, les 99 % pour reprendre l’expression du mouvementdes indignés.

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