Article paru dans l'hebdo du vendredi sur la campagne du npa marne

Publié le par NPA REIMS

Place aux jeunes !
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Dans la lignée de la candidature de Philippe Poutou à la présidentielle, la section locale du Nouveau Parti Anticapitaliste a présenté mardi dernier ses représentants en vue des prochaines élections législatives.

 

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne peut nullement être question de conflit générationnel au NPA marnais, tant l'harmonie dans les âges de ses représentants est quasi parfaite. Exemple éloquent avec les candidats du parti sur les cinq circonscriptions du département puisque hormis la troisième sur laquelle l'ancien vigneron, aujourd'hui retraité, Michel Martin (64 ans) a été investi, partout ailleurs les têtes de liste NPA dépassent tout juste la vingtaine. « Être jeune n'est pas un problème, cela n'entache nullement notre crédibilité, souligne Christophe Pinto (21 ans), étudiant en économie et candidat sur la quatrième circonscription. Au contraire, nous sommes davantage au contact de la population et au courant de la précarité qui la touche, étant pour la plupart d'entre nous salariés, en plus de nos études. » Lui emboitant le pas, Elodie Julhes, étudiante de 21 ans en lice sur la deuxième circonscription, assure, elle, de l'expérience des candidats NPA : « De par notre profil et notre parcours, on a appris à jongler avec les casquettes de travailleurs, militants et aujourd'hui politiciens potentiels. Apprendre à occuper un peu tous les postes dans un parti est une bonne chose, ça donne l'avantage de pouvoir rester au contact de la réalité. »
Outre Damien Mondot (20 ans), candidat sur la cinquième circonscription, Tess Burdo complète la liste des représentants du Nouveau Parti Anticapitaliste dans la Marne. A 21 ans, la jeune femme, étudiante elle aussi, a commencé son militantisme lors de la lutte pour défendre les retraites : « On a tous débuté notre engagement en luttant pour défendre une cause, une idée. Pour moi c'était les retraites, la réforme LRU pour Elodie ou encore le CPE et la réforme des lycées pour Christophe. Ce qui compte avant tout, ce sont les convictions que l'on a et notre volonté à les défendre jusqu'au bout. » Et parmi ces convictions, on retrouve évidemment les thèmes forts défendus par Philippe Poutou pendant la dernière campagne présidentielle : aucun revenu en dessous de 1 700 euros, un temps de travail hebdomadaire réduit à 32h, la création d'une allocation autonomie pour les jeunes, l'annulation totale de la dette publique et le retour à la retraite à 60 ans à taux plein. Ciblant leur campagne principalement sur les catégories populaires, les anticapitalistes promettent également en cas de victoire l'octroi du droit de vote aux étrangers, la gratuité des transports en commun, une égalité salariale homme/femme ou la transformation immédiate de tous les contrats CDD et intérim en CDI.
Face à ces propositions, pas forcément évidentes à mettre en oeuvre dans l'immédiat, les candidats se gardent pourtant de vouloir faire du populisme, affirmant n'avoir qu'un objectif commun : battre les candidats UMP sortants...

Aymeric Henniaux

Publié dans Vie locale

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