Article de l'Est eclair : Poutou et Besancenot au chevet des Sodimédical

Publié le par NPA REIMS

Les deux représentants de l’extrême gauche livrent leur recette : «monter» à Paris et faire le siège du ministère du Redressement productif…

 

Olivier Besancenot était venu voir les Sodimédical durant la campagne présidentielle.
Hier, il est revenu avec Philippe Poutou, le candidat du Nouveau Parti anticapitaliste. Il espérait un progrès. «Ben non, rien n’a changé», lui expliquent les salariés.
«C’est hallucinant!», s’indigne Olivier Besancenot. Avec Philippe Poutou, il s’informe alors de la situation, s’assure que les salariés ont bien écrit à Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif. Il visite l’usine, puis au final, il conseille : «Moi, si j’étais vous, j’irais à Paris. Je me mettrais devant le ministère du Redressement productif jusqu’à ce qu’ils vous reçoivent.» Les huit mois sans salaires lui apparaissent «un truc de dingue!».
«Le problème, c’est que quand on le dit aux gens, ils ont du mal à croire que c’est vrai, ajoute-t-il. Mais, il y a une fenêtre de tir. Votre histoire, elle commence à être connue, même si vous n’êtes que cinquante personnes, il faut y aller. Vous les appelez, vous leur dites que vous allez monter tel jour et que vous resterez jusqu’à ce qu’ils vous reçoivent. Des salariées sans salaires devant le ministère du Redressement productif, ça ferait tache.»
«Faut y aller. Mais impliquez aussi vos élus locaux», insiste alors Philippe Poutou. Les Sodi éclatent de rire : «Nos élus locaux? À part le maire de Plancy…»
«Nous, on est là pour qu’on parle de vous. Mais, plutôt que ce soit nous qui descendions, montez à Paris!», reprend Olivier Besancenot. Les salariés acquiescent.
«J’appelle demain», assure alors Angélique Debruyne, l’une de leurs représentantes. «Allez-y! On vous aidera. Que le ministre du Redressement productif n’arrive pas à faire appliquer des décisions de justice, ce serait quand même incroyable», poursuit Olivier Besancenot.
Au NPA, en bons trotskistes, on espère même un jour réussir à coordonner toutes les usines en lutte pour le maintien de leur emploi. De Technicolor à Arcelor-Mittal, les cas sont souvent plus lourds, plus médiatiques aussi, mais Olivier Besancenot, avant de partir, ne cache pas son faible pour les salariés de Sodimédical : «Vous, vous avez une façon de présenter les choses avec le sourire qui est à la fois désarmante et pleine de dignité.»
Et cela, les cinquante-deux de Plancy le font depuis plus de deux ans. Assurément, «un truc de dingue!»link

 

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